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[ marques ] LES MOUSSES "IMPURES", IMPACTENT FORTEMENT LES FABRICANTS DE LITERIE ET LA DISTRIBUTION

Dévoilée au grand public le 10 octobre 2017 par Le Parisien et L’Est Eclair (deux titres de presse locale de la zone des sites Adova de Mantes-la-Jolie, Limay et Bar-sur-Aube), suite à l'arrêt de la production des deux usines du groupe français, l'affaire des mousses "impures" a contraint l'ensemble des fabricants de literies de l'hexagone à stopper immédiatement, dès le vendredi 6 octobre toute production. Le point sur cette erreur "de dosage" dans des lots du sous-traitant BASF, géant de la chimie allemand, via les communiqués de L'Ameublement Français, la FNAEM, notre confrère Le Courrier du Meuble et notre entretien avec le fabricant français, Literie Benoist.

publié le Jeudi 12 Octobre 2017

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Vendredi dernier, le 6 octobre, le géant de la chimie allemand BASF a indiqué à ses clients mousseurs (parmi lesquels Carpenter, Recticel…), via communiqué, que le processus de fabrication de ses mousses avait rencontré un « problème ». Problème survenu dans son site de Ludwigshafen, très récemment – depuis le 25 août jusqu’à fin septembre – qui serait plus précisément un dosage « non conforme avec ses critères de qualité » de DCB (dichlorobenzène) constaté dans le TDI, l’un des éléments entrant dans la composition du mélange permettant de fabriquer la mousse. Immédiatement l’anomalie a été relayée par ces mousseurs auprès, notamment, des fabricants de matelas et de sièges rembourrés (mais aussi d’autres secteurs impactés, comme celui de l’automobile), qui ont immédiatement pris la décision de stopper tout ou partie des lignes de production concernées. "Préoccupés par cette information, ils ont immédiatement demandé à leurs fournisseurs de mousse et à BASF, des informations leur permettant d’apprécier la présence d’un risque dans ces produits pour leurs salariés et leurs clients. Par précaution et dans l’attente de ces informations, les industriels concernés ont décidé d’arrêter la production de certains articles susceptibles de contenir la matière potentiellement non conforme, et en collaboration avec la distribution, de solliciter l’avis de l’administration compétente. En parallèle, ils procèdent à la traçabilité des produits, car seule une partie des références est concernée.
Espérant que cette situation subie sera rapidement solutionnée, les fabricants français tiendront leurs clients distributeurs informés des suites dans les meilleurs délais", souligne le communiqué de l'Ameublement Français.

Selon notre confère du Courrier du Meuble : "Après avoir déclaré la présence d’ « impuretés non conformes » dans ses lots de fabrication, le chimiste allemand BASF déclare – en France, par la voix de son directeur développement durable – être toujours en phase de tests et descendre la chaîne de ses clients mousseurs et industriels, afin d’évaluer le degré de nocivité potentiel des produits qu’aurait engendré cette « erreur de dosage ». Cette communication indirecte associée, comme bon nombre l’estiment, à un manque de réactivité sur la réalité des risques, est dénoncée par les acteurs de la literie qui, néanmoins, s’organisent avec l’appui solide de l’Ameublement Français et la FNAEM. La DGCCRF confirme à la FNAEM la nécessité, pour les distributeurs, d’assurer la traçabilité jusqu’au consommateur des literies et canapés susceptibles d’être concernés par ce défaut de conformité. A cet effet, la FNAEM a demandé, via l’Ameublement Français, aux fabricants français de literies de fournir aux distributeurs, dès qu’ils le peuvent, la liste précise des produits concernés, avec leurs références précises et leurs dates de livraison. Il y travaillent actuellement. La FNAEM invite les distributeurs à faire de même auprès de leurs fournisseurs étrangers de literie et rembourrés. Dans l’attente de ces informations, la FNAEM conseille d’ores et déjà, par précaution et si possible, de conserver les codes-barres fabricants des literies et canapés vendus ou livrés depuis le 25 août et l’identité des clients ayant acheté ces produits. Pour les distributeurs important directement depuis des pays hors Union Européenne des literies, canapés et rembourrés, il convient de vérifier auprès de leurs fournisseurs concernés la présence dans ces produits de mousse fabriquée avec du TDI Lupranate T 80 A produit par BASF entre le 25 août et le 29 septembre 2017. En cas de réponse positive des fournisseurs, il est nécessaire de lister les clients consommateurs déjà livrés de ces produits et, si possible, différer les livraisons correspondantes jusqu’à connaissance des résultats des tests en cours."

"Mercredi 11 octobre le groupe allemand déclarait être en phase de tests, et descendre la chaîne de ses clients mousseurs et industriels, afin d’évaluer le degré de nocivité potentiel des produits. Des explications fournies non pas par le siège allemand, mais, en ce qui concerne l’Hexagone, par Marc Petat, directeur du développement durable au sein de la filiale France, cité par Le Parisien et L’Est Eclair : « Certains industriels, qui disposent d’une taille suffisante, font eux-mêmes leurs tests. Nous collaborons avec les autres pour les aider à répondre à cette question le plus vite possible » déclarait-il au quotidien de l’Est, précisant par ailleurs que le groupe « [avait pris] des mesures quant au rapatriement [à ses frais] des mousses impures et au nettoyage des machines ». Le Spiegel allemand évoque par ailleurs la mise en place prochaine d’une hotline dédiée… Cette attitude est aujourd’hui largement dénoncée par les acteurs du secteur de la literie, et plus largement du meuble, qui s’attendent toujours à recevoir une communication officielle émanant directement de la maison-mère : celle-ci devait arriver, mardi ou mercredi 11 octobre. L’unique déclaration venue d’Allemagne (celle de vendredi dernier) est en effet restée trop évasive à leurs yeux, et ils réclament en conséquence que BASF prenne ses responsabilités sur un sujet qui – même s’il n’y a aucunement lieu d’être alarmiste à l’heure qu’il est étant donné que les résultats des tests ne sont pas connus et que le porte-parole de BASF France veut écarter « a priori » un problème sanitaire et toute forme de « danger » – concerne néanmoins un élément potentiellement cancérigène…"

Remise en route progressive des usines

Le fabricant français Literie Benoist, installé à Auvers-Sur-Oise (95), après l'annonce de vendredi 6 octobre faite par ses fournisseurs mousseurs, et après concertation avec l’Ameublement Français et la FNAEM, a pris la décison de procédé à une évaluation sur le risque lié à la présence de DCB dans les matières premières, comme l'explique Pascal Benoist, Président du Directoire Literie Benoist, que nous avons eu en ligne : " Nous avons dès vendredi, comme nos confrères, pris la décision de fermer notre usine d'Auvers-Sur-Oise afin de stopper toute production et préserver notre personnel de toute contamination. Dès lundi, nous avons fait le choix de mandater le laboratoire Covair (SA)*. Nous venons de recevoir le rapport d’évaluation de la qualité de l’air effectuée lundi 9 octobre 2017 sur notre site de production à Auvers-sur-Oise. Les nouvelles sont rassurantes puisque la concentration mesurée de dichlorobenzène (DCB) est très inférieure à la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) autorisée. Dans ces conditions, nous sommes heureux de vous annoncer que la production va pouvoir progressivement reprendre à compter de ce jour pour retrouver un régime normal courant de la semaine prochaine. Nous vous confirmons d’autre part que tout approvisionnement en matières premières est dorénavant sain puisque nous venons de réceptionner de nouvelles mousses conformes.Nous mettons dès aujourd’hui en œuvre tous les moyens techniques et humains nécessaires afin de pouvoir honorer vos commandes en attente. Par ailleurs, s’agissant de produits finis existants et contenant la mousse en cause, en lien avec l’Union Nationale des Industries de l’Ameublement Français, nous faisons procéder à des tests d’échantillons via le FCBA."

*laboratoire certifié système commun UIC/MASE N° N2P 2010-1080 et agréé par le ministre chargé des installations classées. Agréments 1a, 1b, 2, 3a, 4a, 5a, 6a, 10a, 11, 12, 13, 14, 15, 16a

De même, nous avons appris que les sites d’Adova devaient se remettre en marche « progressivement » à compter d'aujourd'hui, 12 octobre 2017.



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