Notre site Web utilise des cookies pour améliorer et personnaliser votre expérience et pour afficher des publicités (le cas échéant). Notre site Web peut également inclure des cookies de tiers tels que Google Adsense, Google Analytics, Youtube. En utilisant le site Web, vous consentez à l'utilisation de cookies. Nous avons mis à jour notre politique de confidentialité. Veuillez cliquer sur le bouton pour consulter notre politique de confidentialité.

»La cuisine, enclave du séjour«

Monique Eleb, sociologue et spécialiste de l’habitat, revient sur 50 ans d’aménagements.

Monique Eleb, sociologue, spécialiste de l’habitat qui dirige le laboratoire Architecture Culture Société (ACS), revient sur les grands bouleversements de l’habitat depuis les années 1950 dans une interview donnée à Libération (21 février 2011), à l’occasion de l’exposition «Vu de l’intérieur, habiter un immeuble en Ile-de-France de 1945 à 2010 »*.

Les photos d’archives montrent les différences selon les époques et pas seulement en matière de décoration intérieure. Cette exposition se veut aussi comme une chronologie de l’habitat. Parmi les évolutions de l’habitat en 50 ans, la place de la cuisine : « Elle migre du fond de l’appartement vers la façade sur rue et rivalise dorénavant avec le séjour, dont elle est devenue une enclave. » Elle ajoute plus bas : « En même temps, on y a perdu la lumière naturelle car la cuisine se situe le plus souvent aujourd’hui au cœur du logement. » Quant à la tendance des cuisines ouvertes, un avantage pour les promoteurs qui gagnent en m2 et pratique uniquement pour les célibataires ! « De la même manière, la cuisine «ouverte» est régulièrement présentée par certains professionnels comme un signe de modernité partagée par la nouvelle génération, alors qu’en réalité elle est surtout pratique pour les promoteurs qui gagnent quelques mètres carrés en satisfaisant essentiellement les personnes sans enfant et toutes celles et ceux qui ne préparent pas les repas. »

Autre pièce qui a énormément évoluée, la salle de bain qui après le bidet, se sépare de plus en plus de la baignoire et qui est devenue incontournable en quelques décennies : « Quant à la salle de bains, il faut rappeler que 10% seulement des logements dans les années 50 en étaient pourvus, contre 98% aujourd’hui. »

Monique Eleb note aussi que les changements sociétaux sont très peu répercutés sur l’habitat, excepté la « cohabitation transgénérationnelle : en installant près du logement principal et familial un studio équipé, on permet l’autonomie d’un adolescent et d’un jeune couple, voire d’un ascendant […]. »

Pour voir l’intégralité de l’article de Emmanuèle Peyret.

* Jusqu’au mercredi 23, Maison de l’architecture, 148 rue du Faubourg Saint-Martin, Paris Xe. Puis à l’Ecole d’architecture de Paris-Malaquais, rue Jacques-Callot, Paris VIe du 1er mars au 7 avril ; du 23 mai au 30 juin à l’Ecole d’architecture de Clermont-Ferrand.

Par La Rédaction

Le magazine du pilote.

Articles qui peuvent aussi vous intéresser

×