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Inoha alerte sur la hausse du prix des matières premières

L’association professionnelle des Industriels du Nouvel Habitat (Inoha) a fait le constat fin septembre de l’explosion du coût des matières premières depuis le début de la guerre en Iran. L’organisation alerte notamment sur les coûts énergétiques, en forte hausse depuis février 2026.

Si le baril de pétrole Brent était redescendu à 85 dollars au mois de juin, il est reparti à la hausse à la suite d’une nouvelle attaque de l’Iran sur les établissements saoudiens le 10 septembre. Il atteint aujourd’hui 100 à 105 dollars. En juillet, le reste des matières premières étaient déjà à un niveau très élevé : +61 % pour le gaz naturel, +32 % pour le PVC, +25 % pour le gazole professionnel et les plastifiants. Inoha déplore une installation durable de ces augmentations, et non un pic ponctuel.

Le détroit d’Ormuz, lieu qui voit le transit d’une large partie de ces produits de base, est un point de fragilité pour les 250 industriels de l’association. La différence de coût entre les polymères et plastifiants, produits à partir du pétrole, reste haute par rapport aux métaux industriels. Les premiers sont toujours à un niveau 25 % à 32 % supérieur à leur niveau de février, tandis que les seconds sont revenus proches de leur niveau d’avant crise.

La hausse du coût du pétrole a également un impact sur les délais d’approvisionnement, tout en compliquant la planification de la production pour les industriels se fournissant à l’international. L’indice du Comité National Routier sur le gazole professionnel, qui a pour base 100 la valeur de février, a atteint 139 en avril avant de redescendre à 125 en juillet. Le transport maritime est lui aussi impacté, l’indice suivant les tarifs d’affrètement de porte-conteneurs étant passé de 100 en février à 106 en juin.

Inoha met en avant l’effet exogène de ces phénomènes. Les deux tiers de ses adhérents étant des PME, ces chocs continuent de peser sur l’ensemble de leurs coûts de fabrication. À court terme, la trésorerie et l’activité sont impactés. À moyen terme, la capacité d’investissement et d’adaptation est affectée. « Nous appelons l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, distributeurs comme partenaires commerciaux, à intégrer ces réalités économiques avec la réactivité que la situation impose », déclare David Riquier, président d’Inoha.

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Par Maxime Gouet

Journaliste

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