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Le Gala des Saisons, nouveau rendez-vous tendances du secteur du jardin

Le Gala des Saisons, nouvel évènement annuel organisé par Chlorosphère et son dirigeant Manuel Rucar, a eu lieu pour la première fois le 11 décembre dernier au Théâtre de la tour Eiffel à Paris. Son ambition ? Réunir tous les acteurs du jardin afin de dévoiler les tendances de l’année à venir dans le secteur. Les différents « actes » ont abordé sujets et couleurs à venir dans le jardin, ainsi que l’annonce d’un nouveau jeu télévisé.

Pour la première édition de son Gala des Saisons, Manuel Rucar, dirigeant du cabinet de tendances jardin Chlorosphère, l’a réalisé à son image : coloré et original. Le show, qui avait lieu au Théâtre de la tour Eiffel dans le 7e arrondissement de Paris, a démarré par un spectacle de danse sur le thème de la nature. S’en est suivi une présentation en différents « actes » des tendances à venir pour cette année. « Nous voulions abaisser les barrières entre les acteurs de notre filière. Ce soir, je pense que le pari est réussi », s’est-il félicité en arrivant sur scène. Dans la salle, des acteurs de la production, de l’évènementiel, du paysage et de la distribution sont venus assister à ce nouveau rendez-vous du secteur.

La première partie est revenue sur l’année 2025, tendue au niveau politique, économique, mais aussi écologique. « Il y a eu une certaine désillusion du consommateur. Face à cela, il veut rêver », soutient Manuel Rucar. Le réchauffement climatique fait évidemment partie des sujets de désillusion. « Il ne faut pas être hypocrite : si la Chine est le pays responsable de la majorité des émissions de gaz à effet de serre, nous y faisons la majorité de nos achats depuis plus de 20 ans », explique-t-il. L’arrivée d’enseignes chinoises en France a fait les titres de journaux l’an dernier, symbole de cette division entre pouvoir d’achat et changement climatique. « La Chine continue d’investir massivement dans l’industrie. Cette situation n’est pas près de changer », ajoute-t-il. Cet enjeu mondial pousse le secteur à innover, notamment l’été : moustiquaires, diffuseurs, peintures anti-moustiques… Ces solutions voient leur demande exploser. 

Poursuivant son analyse sur le développement des produits chinois en France, Manuel Rucar appelle à développer une contre-tendance. « Ce n’est pas parce que Shein arrive chez nous que c’est l’unique vérité. Il existe également une autre partie du marché qui propose des produits vertueux et durables, qui est tout à fait valable et mériterait d’être davantage mise en avant », soutient-il.

Le cabinet poursuit ce constat et parle de « prendre ses désirs pour la réalité ». Pour l’illustrer, Manuel Rucar s’est servi d’une comparaison entre services en ligne et péchés capitaux : Tinder pour la luxure, Uber Eats pour la gourmandise, Amazon pour l’avarice ou encore LinkedIn pour l’orgueil. « Nous sommes dans une ère de surconsommation », résume-t-il. Face à cette situation, il met en avant les solutions qui permettent de réduire la consommation : Vinted, qui est désormais le 1er vendeur de vêtements en France, ou Gamm vert, qui met en avant l’autoproduction de fruits et légumes, « ce qui permet de réduire la facture jusqu’à 1500 € par an », détaille-t-il.

Ces particuliers autoproducteurs se lancent souvent grâce à l’impulsion d’influenceurs jardin, de plus en plus populaires sur les réseaux sociaux, comme Goran le Permaculteur, avec plus d’1 million d’abonnés sur Instagram. Si la plupart témoignent de leurs exploits, d’autres montrent leurs échecs, dans une démarche plus humaine et réaliste, comme une vidéo d’Alexandre Forest, humoriste québécois. « Ce genre de contenu a un grand succès sur les réseaux sociaux, tout en désamorçant le sujet. Cela en motive certains à se lancer », précise-t-il.

L’urbanisation est également un sujet couvert par les influenceurs. Ceux-ci proposent de nouvelles méthodes pour obtenir des jardins luxuriants, même sur sa terrasse de centre-ville. Parmi les tendances du moment, les bassins se démarquent. Dans cet environnement vivant, de nouvelles plantes gagnent en popularité, notamment le lotus ou encore les nénuphars.

Vient ensuite l’idée de « vendre du rêve » au consommateur. Chlorosphère prend l’exemple de Cédric Grolet, pâtissier aux populaires trompe-l’œil, de l’industrie cosmétique aux créations toujours plus ressemblantes à de la nourriture, ou encore de la couleur Pantone de l’année 2025, Mocha Mousse, inspirée d’une mousse au chocolat. Cette gamme de coloris va se développer cette année, à la fois dans le jardin grâce à des plantes marron, mais également dans les aménagements d’extérieur à travers des pierres naturelles comme le travertin rouge foncé.

Pour aider à vendre du rêve, les médias font, encore une fois, partie des manières d’atteindre le public. Qu’ils soient sur les réseaux sociaux, comme Garden With Jonny, britannique lançant sa gamme de bulbes en partenariat avec Jamieson Brothers, ou encore Silence ça Pousse, indétrônable émission jardin présentée par Stéphane Marie et Carole Tolila.

La granularité fait partie des problématiques consommateur en 2026. Cette envie de singularité est incarnée par une arrivée des beiges, que Chlorosphère appelle « Sad Beige Moms », se rapprochant de la couleur Pantone de l’année 2026, Cloud Dancer. D’autres tendances ponctueront les 2 années à venir, comme Amalfi Coast, éponyme de la région d’Italie, aux couleurs blanches, bleu ciel et jaune.

Comme lors des JdC Garden Trends 2025, le cabinet de tendances a de nouveau souligné l’importance des phénomènes culturels dans le secteur. Bridgerton, dont la troisième saison est sortie en mai dernier, confirme ce constat. « Celle-ci intègre bon nombre de décors floraux et de jardins de type Regencycore. Elle touche 70 % des millenials », soutient-il. Incarnées par des teintes roses, les plantes du jardin type régence anglaise sont à retrouver dès ce printemps chez les distributeurs, notamment à travers la marque Silence ça Pousse. Et elle n’est pas près de s’arrêter : une nouvelle saison de Bridgerton est attendue cette année. « Pour la fin de l’année, cet élan de régence anglaise devrait s’apaiser, au profit de mauves plutôt glacés », précise-t-il. 

Le phénomène des « Kidults », englobant les adultes ayant gardé leurs passions d’enfant, font partie des signaux qui doivent alerter le secteur. « Ce qu’il faut comprendre de cette tendance, c’est qu’au-delà de vendre des produits, il faut créer une expérience pour le consommateur », explique Manuel Rucar. Dans les grands espaces commerciaux comme les jardineries, cela se traduit par la création de cabanes thématisées ou la vente de bacs sous forme de modules séparés à l’unité, aux techniques d’installations simplifiées, pour créer son jardin selon sa propre imagination.

La renaturalisation des espaces est également un sujet important pour les années à venir. « Les collectivités commencent à se tourner vers ce sujet, qu’il s’agisse de végétaliser le centre-ville ou même de stabiliser des berges avec de la fibre de coco », analyse-t-il. Ce phénomène se traduit également en magasin, avec le retour de couleurs comme le vert clair pour les abris de jardin. Manuel Rucar a conclu cette conférence par une annonce quelque peu inattendue : l’arrivée sur France 3 de l’émission « Les As du Jardin », un jeu télévisé dans lequel 8 candidats s’affrontent autour de défis de jardinage. Elle est présentée par Ariane Brodier et Rudi alias Marcelarium, influenceur jardin. Les candidats sont jugés à chaque défi par un jury comprenant des invités. Ce programme familial et joyeux sera diffusé au printemps, tandis qu’une saison 2 est déjà en préparation.

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Par Maxime Gouet

Journaliste

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