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En 2025, le Groupe Seb affiche des résultats en recul et annonce des suppressions de postes

Le fabricant de marques emblématiques telles que Tefal, Rowenta et Moulinex a publié des résultats en recul pour 2025. Son bénéfice opérationnel tombe à 601 M€ (-25 % vs. 2024), pénalisé par les droits de douane américains, une hausse de l’euro et une base de comparaison défavorable dans la restauration professionnelle. Pour redresser la trajectoire, le groupe annonce un plan de restructuration avec des suppressions de postes en Europe, dont 500 en France.

En 2025, le Groupe Seb a a réalisé un chiffre d’affaires de 8 169 millions d’euros, en légère croissance organique de 0,3 %. Mais progresser légèrement ne signifie pas gagner autant : le résultat opérationnel a perdu un quart de sa valeur en un an, tombant de 802 à 601 millions d’euros. La marge passe ainsi de 9,7 % à 7,4 %. « La solidité de notre innovation, les bonnes dynamiques en entretien des sols, soin du linge et articles culinaires, ainsi que la croissance soutenue de nos ventes en ligne, n’ont pas suffi à compenser de fortes perturbations conjoncturelles », précise Stanislas de Gramont, directeur général du Groupe Seb.

Trois événements expliquent en effet ce recul. Aux États-Unis, la hausse des droits de douane a conduit les distributeurs à freiner leurs commandes au printemps et à l’été : les ventes ont reculé de plus de 11 % au 2e trimestre, puis de 14 % au 3e. En parallèle, la montée de l’euro face aux devises émergentes a coûté environ 40 millions d’euros de résultat. Enfin, la division qui équipe les cafés et restaurants avait signé un contrat conséquent en Chine en 2024 mais n’a pas trouvé d’équivalent cette année, ce qui a mécaniquement pesé sur les comptes à hauteur de 40 millions supplémentaires.

Néanmoins, la fin d’année a été plus positive. Au 4e trimestre, le groupe a retrouvé une marge de 13,3 %, plus proche de ses niveaux habituels. Les ventes aux États-Unis ont repris (+4,7 % sur la période), et les perturbations se sont atténuées. Le dividende reste inchangé à 2,80 euros par action.

Pour répondre à la crise, le groupe lance ce qu’il appelle le plan Rebond. L’objectif est d’économiser 200 millions d’euros par an d’ici fin 2027, en réduisant les achats, en rationalisant les usines et en allégeant les structures administratives. Conséquence directe : jusqu’à 2 100 emplois seront supprimés dans le monde, dont 1 400 en Europe et potentiellement 500 en France, sur la base du volontariat. Le coût de l’opération est estimé entre 200 et 250 millions d’euros, qui seront comptabilisés principalement en 2026. « Avec la mise en œuvre du plan Rebond, nous engageons un projet structurant pour le groupe, visant à retrouver notre trajectoire de croissance rentable. »

Par ailleurs, le groupe porte une dette nette de 2,34 milliards d’euros à fin 2025, en hausse de 416 millions sur un an. Une partie s’explique par le paiement de 189,5 millions d’euros d’amende à l’Autorité de la concurrence française. Le groupe vise à ramener son niveau d’endettement autour de deux fois son EBITDA d’ici 2027, contre 2,7 fois aujourd’hui.

En Europe, les ventes ont progressé dans la quasi-totalité des marchés, dont la France. L’Europe de l’Est affiche les meilleures performances, avec des hausses à deux chiffres en Pologne et en République Tchèque, portées par les friteuses sans huile et les machines à café. L’Allemagne fait exception : les ventes y reculent, notamment sur les appareils de cuisson électrique. En Chine, les ventes ont progressé de 2,7 % en données organiques — un retour à la croissance après une période difficile. La marque Supor, filiale du groupe, s’est notamment développée sur les plateformes de vente via les réseaux sociaux, qui représentent désormais un quart de ses ventes en ligne. En Amérique du Sud, un phénomène climatique a pesé sur les résultats : le phénomène climatique appelé « Niña » a réduit les températures au Brésil, faisant chuter les ventes de ventilateurs. Les ventes dans la zone ont reculé de près de 6 % sur l’année.

« Les forces de notre modèle stratégique et la mise en œuvre du plan Rebond confortent notre ambition moyen terme : une croissance organique annuelle des ventes de 5 % et une marge opérationnelle de 10 %, pour ensuite tendre vers 11 %« , conclut Stanislas de Gramont.

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Par Camille Borderie

Rédactrice en chef Univers Habitat, Faire Savoir Faire

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