L’enseigne de mobilier Maisons du Monde a dévoilé fin septembre le bilan financier de son premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’établit à 412,8 M €, soit un repli de 7,1 % par rapport au premier semestre 2025. Le second trimestre aura été plus difficile que le premier, avec une baisse de 9,8 % contre 4,5 %. Ces chiffres s’expliquent par des niveaux de stocks faibles par manque de trésorerie, et une réduction des offres promotionnelles.
L’activité en ligne enregistre la baisse la plus forte, à -11,8 %. Les magasins sont quant à eux moins impactés, avec une baisse de 3 %. Ceux d’Europe du Sud signent un léger repli (-1 %), tandis que la France est en concordance avec la tendance du marché à -4 %. Les magasins en Allemagne et en Autriche sont ceux qui subissent le recul le plus fort. Au 30 juin 2026, le réseau comptait 326 magasins dont 22 affiliés.
Des économies dans la logistique pour préparer le second semestre
Durant ce semestre, le groupe annonce avoir réalisé 15 M € d’économies, notamment grâce à des efforts logistiques et de transport. Elles ont compensé partiellement la baisse des volumes. « Au cours du premier semestre 2026, nous avons évolué dans un environnement de marché difficile tout en gérant des niveaux de stocks contraints. Face à ces vents contraires, nous sommes restés pleinement mobilisés sur nos priorités absolues : la réduction des coûts, la préservation de la trésorerie et le maintien de la satisfaction client »¸ soutient François-Melchior de Polignac, directeur général de Maisons du Monde.
Le second semestre devrait être différent pour Maisons du Monde. Le groupe a signé un accord de refinancement avec un consortium d’investisseurs, Alteri Investors et Eicos Investment Group. Entériné en juin dernier, il repose sur un apport de 33 millions d’euros en liquidités et l’absorption d’une partie de la dette de l’entreprise. « Forts du soutien actif de nos nouveaux actionnaires, nous disposons de la stabilité financière et de l’accompagnement opérationnel nécessaires pour mener à bien notre redressement et bâtir un modèle rentable et pérenne sur le long terme », estime François-Melchior de Polignac.

