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Baromètre BPCE : les Français optimisent et digitalisent leurs dépenses

Le baromètre Digital & Payments du Groupe BPCE analyse l’évolution des comportements de consommation en France. En 2025, le e-commerce connaît une croissance comparable à celle observée pendant la période Covid, tandis que les Français rationalisent leurs dépenses de première nécessité pour maintenir celles dans les loisirs et le bien-être. Analyse des principaux enseignements.

Pour sa 5e édition dévoilée le mercredi 21 janvier, le baromètre Digital & Payments a analysé les transactions anonymisées de 20 millions de cartes bancaires, soit une carte sur cinq en France. Les données 2025 montrent que la consommation progresse de 1,1 %. « C’est la première fois que la consommation globale n’évolue pas plus rapidement que l’inflation (+ 0,9 % selon l’Insee) depuis 2020 », lance Myriam Dassa, directrice du Baromètre Digital & Payments. Ainsi, cette évolution reflète un changement notable dans les pratiques d’achat des Français.

De son côté, l’e-commerce poursuit sa progression et continue de transformer la manière de consommer. Après avoir représenté 23 % des achats par carte en 2019, puis 27 % en 2022, il atteint 32 % en 2025. « Contrairement à la période Covid, ce boom s’explique à travers des raisons profondément différentes : la démocratisation de l’intelligence artificielle générative, qui facilite les recherches en ligne, et la recherche d’offres compétitives », ajoute Myriam Dassa. Sans oublier que la consommation digitale évolue également selon les âges. Alors que les moins de 35 ans réalisent 38 % de leurs achats en ligne, contre 16 % en 2019, les seniors ne sont pas en reste, avec un rythme moins soutenu néanmoins.

Le secteur de l’aménagement intérieur a connu une transformation majeure en 2025. Les dépenses globales dans les univers du bricolage, de la décoration et de l’électroménager progressent faiblement de 0,5 %. Mais cette stagnation apparente masque des dynamiques contrastées : les consommateurs se détournent progressivement des circuits traditionnels au profit de nouvelles offres plus compétitives.

Le phénomène le plus marquant concerne l’ultra-discount digital, qui enregistre une croissance de 69 % en un an. 16 % des Français utilisent désormais ces plateformes internationales pour équiper leur logement, avec un panier moyen de 32 € (en progression de 3 €). « Si les Français sont attirés par ces plateformes, c’est notamment grâce à leurs nombreuses promotions et à une offre de produits imbattable. » Globalement, le discount non alimentaire physique conserve également son attractivité auprès de 65 % des consommateurs. Quant à eux, les marchés de l’occasion et du reconditionné progressent de 3,5 %, reflétant une volonté d’aménager son intérieur à moindre coût. C’est également le cas dans la mode, où la seconde main affiche 13 % de croissance.

Malgré la modération des dépenses de première nécessité, les Français maintiennent leurs dépenses liées aux loisirs et au bien-être. Le streaming audio et vidéo enregistre une croissance de 10 % : un tiers des Français souscrit désormais à une offre payante. « En parallèle, nous observons que la convivialité demeure une priorité. En effet, les secteurs de la restauration rapide et traditionnelle ainsi que les boulangeries et pâtisseries progressent. » De leur côté, les dépenses liées au bien-être restent stables. L’ensemble des tendances observées en 2025 illustre une nouvelle ère de la consommation, caractérisée par deux faits marquants : le boom du e-commerce et la rationalisation des dépenses. « Pour l’année à venir, les grandes questions sont les suivantes : quels seront les prochains plaisirs jugés non négociables ? À quelle vitesse le digital poursuivra-t-il son déploiement ? », conclut Myriam Dassa.

Par Camille Borderie

Rédactrice en chef Univers Habitat, Faire Savoir Faire

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