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Mélanie Lardon (Ecomaison) : « Pour les emballages professionnels, Ecomaison est un facilitateur »

Des emballages groupés aux emballages de transport, en passant par les emballages en verre des hôpitaux et laboratoires, la nouvelle Responsabilité Elargie du Producteur (REP) dédiée aux emballages professionnels concerne plus de 300 000 entreprises. Pour répondre aux enjeux de cette filière, Ecomaison s’est uni à l’expert de l’emballage, Citeo Pro. Si la date d’entrée en vigueur de la REP sera bientôt communiquée par le ministère, il est urgent de s’organiser dès à présent. Explications avec Mélanie Lardon, responsable filière Emballages Pros d’Ecomaison.
Propos recueillis par Didier Thomas-Radux

  • À la suite de cette union, comment s’organise la répartition des rôles ?  

Mélanie Lardon : Ecomaison va représenter, au sein du conseil d’administration de Citeo Pro, ses quatre filières : ameublement, bâtiment, bricolage et jardin, jeux et jouets. La répartition est claire : Citeo Pro reste le garant de l’agrément auprès des pouvoirs publics et l’expert de l’emballage, fort de plus de 30 ans d’expérience et d’une expertise reconnue du 3R (Réemploi, Réutilisation, Recyclage). Ecomaison, lui, accompagne l’ensemble de ses adhérents sur ses quatre filières actuelles, plus désormais les Emballages Professionnels. Cela simplifie cette REP pour nos adhérents, qui en gèrent déjà jusqu’à 20, tout en permettant à Citeo Pro de couvrir tous les adhérents concernés, par secteur d’activité.

  • Quel est aujourd’hui le premier chantier à lancer pour les entreprises ?

M.L. : Pendant deux ans, nous sommes allés sur le terrain chez les adhérents Ecomaison pour cerner leurs besoins en matière d’emballage professionnel, en amont du cahier des charges. Notre premier chantier répond directement à cette demande : décrypter et qualifier les emballages pros présents dans leurs usines ou plateformes logistiques, et déterminer si elles sont metteurs sur le marché, donc responsables de l’éco-participation. Les entreprises adhérentes ont aussi un rôle de détenteurs de déchets, en triant et recyclant ces emballages, et certaines pratiquent déjà le réemploi. Nous les accompagnerons sur ces trois profils, pas seulement sur celui de contributeur.

  • Quels types d’emballages professionnels sont concernés en priorité ?

M.L. : La lecture du périmètre n’est pas simple, d’où ce partenariat. Et c’est la raison pour laquelle nous accompagnons nos adhérents de manière individualisée. Les emballages professionnels sont assez faciles à définir : on parle de palettes en bois ou en carton, de cartons, de films étirables, de cerclage et d’étiquettes. C’est l’essentiel des emballages professionnels qui concernent nos adhérents. Si on va un peu plus dans le détail, on voit que cela va toucher toutes les entreprises et toutes les chaines de valeur des entreprises, plus de 300 000 entreprises : les grossistes des plus grands marchés de France sont aussi soumis à l’emballage professionnel jusqu’ à la PME. La quantité d’emballages pros mis sur le marché chaque année est estimée à 17 millions de tonnes par an, à mettre en parallèle avec 5,5 millions de tonnes des emballages ménagers.

  • Quels diagnostics les entreprises doivent-elles réaliser sur leurs flux d’emballages ?

M.L. : L’objectif d’Ecomaison est d’être un facilitateur. Nous allons accompagner sur le terrain nos adhérents pour réaliser ce diagnostic et faire ce référencement. Nous diagnostiquerons également le niveau de soutien auquel ils peuvent prétendre, par rapport à leur action de tri de déchets d’emballages plastiques, et ainsi activer avec eux les leviers d’optimisation environnementaux et financiers de cette nouvelle REP. Le cahier des charges prévoit que ce sera à la charge de l’éco-organisme de remettre les soutiens financiers.

> Article extrait du magazine Univers Habitat n°62 – à télécharger gratuitement ici

Par La Rédaction

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