La fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) a dressé le bilan de la vente en ligne en 2025. Ses résultats sont bons, avec une hausse de 7 % sur un an, l’amenant à 196,4 Md €. Pilier durable de la consommation malgré un environnement incertain, le e e-commerce poursuit désormais un nouveau cap, celui des 200 Md € de chiffre d’affaires.
L’ameublement fait partie des secteurs les plus dynamiques de la vente en ligne. L’électroménager signe une hausse de +5,2 %, le meuble et la décoration +3 % et les textiles maison +2,9 %. Le secteur des services n’est pas en reste, avec une hausse globale de +9 %. En tout, 3,2 milliards de transactions ont été réalisées sur les sites de vente sur internet, soit une hausse de 10 % par rapport à 2024, qui s’était établi à 2,9 milliards de transactions. Le panier moyen de celles-ci, quant à lui, baisse légèrement, de -3 %.
« Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les recompositions commerciales, disposer d’une filière e-commerce forte et structurée constitue un atout stratégique et un instrument de souveraineté qu’il nous appartient de préserver et de renforcer. Cette ne doit pas masquer les défis à venir : concurrence déloyale des plateformes asiatiques, enjeux réglementaires multiples, bouleversements technologiques ou encore exigences environnementales », soutient Marc Lolivier, directeur général de la Fevad.
L’intelligence artificielle assiste le consommateur
En 2025, la Fevad a également étudié les nouvelles habitudes d’achat des consommateurs. En partenariat avec Odoxa, elle a analysé l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le parcours d’achat en ligne. 31 % des acheteurs de ce canal utilisent l’IA générative. Cette pratique est notamment répandue chez les 15-24 ans (49%), les 25-34 ans (46%), les cadres (44%) et les habitants de l’Ile-de-France (40%).
L’intelligence artificielle est majoritairement utilisée avant l’achat, pour les produits perçus comme complexes ou engageants. Ses utilisateurs souhaitent gagner du temps, obtenir des informations neutres, comparer des produits ou effectuer une première sélection. La valeur de l’objet, ainsi que sa nature jouent un rôle majeur dans l’utilisation de l’IA. Elle est plus fréquente pour les produits de moins de 50 €, ainsi que les produits du quotidien (vêtement, petit électroménager entre autres).
Aujourd’hui, 25 % de la population française utilise fréquemment l’IA. Parmi ceux qui sont réticents à son utilisation dans les achats, la Fevad note des craintes autour de la neutralité commerciale de l’outil, ainsi que de la confidentialité des données, pour plus de la moitié d’entre eux. « Les freins au commerce agentique ne sont pas des freins au commerce en ligne, déjà largement installé dans les usages, mais à l’IA elle-même. Chez les usagers réguliers de cette technologie, les réticences reculent nettement », explique Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa. Cette population, encore minoritaire mais en forte expansion (seulement 11% en mai 2024), l’utilisent massivement pour les achats en ligne (73 %) et lui font globalement confiance (66 %).

