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Bilan Gifam/Gfk : le gros électroménager toujours impacté par le contexte global

Le Gifam, en collaboration avec Gfk, a révélé les chiffres de l’électroménager en 2025. Le gros électroménager accuse le coup d’un contexte toujours compliqué, notamment dans l’immobilier.

Le bilan du Gifam et de Gfk a révélé les chiffres du marché du gros électroménager en France. Celui-ci revient progressivement à son niveau pré-Covid, son pic à 6 Mds € en 2021 et 2022 étant désormais loin. Le marché pèse aujourd’hui 5,38 Mds €, soit 1,3 % de plus qu’en 2019, mais 4,5 % de moins que l’année dernière.

Cette baisse française est la pire parmi celles des nations d’Europe de l’Ouest. L’Italie, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont elles aussi en baisse, de 1 % à 3 %. Les pays du Nord (Danemark, Finlande, Norvège, Suède) et l’Espagne sont, de leur côté, en forte hausse, à + 5 % environ.  « En Espagne, cette croissance historique s’explique par la santé économique du pays. Le plan de relance a fonctionné dans tous les secteurs, et cela se remarque sur le GEM », analyse Chrystelle Comparato, directrice des analyses de marché chez Gfk

Dans l’Hexagone, le GEM accuse toujours le coup d’une situation défavorable à sa vente. Le marché de l’immobilier a bel et bien repris dans l’ancien, mais n’a pas encore retrouvé son niveau de 2023. Les constructions de nouveaux bâtiments, qui étaient en baisse depuis 2022, commencent seulement à repartir à la hausse en décembre 2025. Une stagnation fortement impactante pour l’encastrable, dont les installations dépendent des constructions et rénovations. « En cumulé, un peu plus de 200 000 logements neufs n’ont pas été construits depuis 3 ans. Sachant que l’on achète en moyenne 4 gros électroménagers pour équiper une cuisine, on peut estimer que 800 000 à 1 million d’appareils n’ont pas été vendus », constate Laurent Cours, directeur des statistiques du Gifam.

Au-delà de l’immobilier, l’état économique global pousse les consommateurs à se tourner vers les produits d’entrée de gamme, souvent en MDD. « C’est une spécificité française qui reste forte sur le gros électroménager », explique Chrystelle Comparato.

Dans ce contexte, les résultats de la pose libre sont globalement meilleurs que ceux de l’intégrable : – 2,8 % contre – 7,3 %. La répartition est désormais de 63 % contre 37 %. La France est le seul pays d’Europe de l’Ouest dont le poids de cette catégorie est en baisse, même s’il reste plus élevé que l’Espagne et le Royaume-Uni, à 27 % et 29 %. Cette forte baisse de l’encastrable affecte donc majoritairement les cuisinistes et indépendants : le chiffre d’affaires des grandes surfaces spécialisées reste stable, tandis que ces deux catégories accusent une baisse de – 10 % et – 12 %. Les ventes en ligne, qui avaient chuté post-Covid, continuent d’augmenter, avec 1 point d’augmentation en valeur par rapport à 2024.

Parmi les catégories de produit, la cuisson est la plus en difficulté (- 8,1 %) face au lavage à -3,7 % et le froid à -1,4 %. Les réfrigérateurs parviennent à se maintenir grâce à des épisodes caniculaires qui ont poussé au renouvellement de ces appareils – 2025 ayant été la 4ème année la plus chaude depuis 1900. En lavage, les sèche-linges accusent le coup de cette période difficile avec une baisse de – 9,7 %. La cuisson, quant à elle, voit ses produits phares baisse de – 7,5 % à – 13,2 %.

Malgré tout, certains segments du gros électroménager restent porteurs, notamment grâce à leurs innovations. Parmi les réfrigérateurs, ce sont les multi-portes qui tirent leur épingle du jeu, avec + 20 % en volume et + 10 % en valeur. « Ces appareils progressent grâce au nombre de bénéfices pour les consommateurs, mais également un travail de design des marques », ajoute Laurent Cours. Dans la cuisson, les plaques avec hotte intégrée sont à contre-courant, avec + 32 % en volume et + 2 % en valeur. « Ces appareils sont dynamiques grâce à l’apparition de nouveaux formats, à taille réduite, pour tous les consommateurs », précise-t-il. L’amélioration, année après année, de la consommation en énergie des produits est un levier de vente. Dans les sèche-linges, cela se traduit par une augmentation forte des appareils pompe à chaleur, avec + 8 % en volume et + 15 % en valeur. Mais ces appareils ne sont pas les seuls impactés. La part d’étiquettes allant de A -10% à A -40% a fortement augmenté pour tous les électroménagers entre 2024 et 2025. Concernant les lave-vaisselles, cela a porté les ventes des étiquettes A ou plus à une hausse de 5 % en un an. Un point d’autant plus important que 96 % des acheteurs de GEM disent être attentifs à la consommation d’énergie de leurs produits.

Un autre point d’accroche du consommateur vient des appareils connectés. Cette année, ils progressent en valeur de + 3,5 % pour le GEM et + 31 % pour le PEM. Les consommateurs restent particulièrement attentifs aux innovations qui permettent de réduire la consommation, améliorer le confort, et faciliter la maintenance et la réparation des équipements.

>> Retrouvez le bilan général et les prévisions 2026 ainsi que le bilan du petit électroménager dans leurs articles dédiés

Par Maxime Gouet

Journaliste

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