Notre site Web utilise des cookies pour améliorer et personnaliser votre expérience et pour afficher des publicités (le cas échéant). Notre site Web peut également inclure des cookies de tiers tels que Google Adsense, Google Analytics, Youtube. En utilisant le site Web, vous consentez à l'utilisation de cookies. Nous avons mis à jour notre politique de confidentialité. Veuillez cliquer sur le bouton pour consulter notre politique de confidentialité.

Conférence Chlorosphère : un mois, une tendance [JdC]

Manuel Rucar, tendanceur du cabinet Chlorosphère, animait une nouvelle fois sa conférence annuelle des tendances du secteur lors des JdC Garden Trends. Il y a présenté 12 tendances fortes qui portent le secteur, réparties selon leurs temps forts de l’année.

Cette année lors des JdC Garden Trends, la traditionnelle conférence de Manuel Rucar, tendanceur du cabinet Chlorosphère, a mis en lumière une tendance par mois. « Cela permet de mieux appréhender la manière dont le marché va se structurer avec les collections printemps-été et automne-hiver », explique-t-il.

Premier constat : le marché s’est doucement réveillé en ce début d’année 2026. « De nouvelles thématiques, très attendues, sont visibles sur le salon cette année », soutient-il.  Parmi ces nouveaux thèmes de la première moitié de 2026, il remarque notamment le développement des plantes aquatiques, notamment les nénuphars et les lotus. Leur fibre végétale se développe dans les revêtements décoratifs d’intérieur comme d’extérieur, leur conférent un aspect naturel. Certaines marques de revêtement, comme Elitis ou Arte, s’en sont déjà pleinement emparées. Les fleurs de ces mêmes plantes deviennent également des symboles d’esthétisme et de mode, soulignées cette année par leur présence au défilé de mode Dior dans le jardin des Tuileries qui a eu lieu début mars. En jardinerie, cela se traduit par des plantes vendues entre 30 et 80 €. 

Depuis janvier, la glycine a développé son impact, notamment grâce à la sortie de l’attendue 4ème saison de la série Bridgerton. « Cela crée deux ambiances dans notre univers, car les tendances étaient plutôt aux teintes modernes et design. On met l’accent sur un aspect bien plus romantique », explique-t-il. Son impact était directement visible lors du salon, avec un retour marqué du treillage bois, des pergolas ou encore des vasques. Les jardins style Médicis sont donc désormais inscrits dans la tendance. De nombreuses marques y adhèrent, avec l’arrivée de serres à l’ancienne, d’objets de décoration dans le style de l’époque, mais également le retour des fontaines dans les jardins. « Des enseignes du jardin comme Monceau Fleurs, Cerland ou Leroy Merlin se les sont particulièrement appropriées, avec des collections spécialisées et des communications dédiées », détaille-t-il. Cette tendance devrait encore perdurer dans le temps.

Pour le mois de mai, qui correspond aux premières floraisons, Chlorosphère prévoit le développement du maximalisme. La tendance devrait être aux très grosses fleurs, comme les pivoines ou les roses anciennes. Pour la décoration, elles sont accompagnées de motifs très chargés de textiles extérieurs ou de dalles. Les motifs de type panthère font leur retour, en association avec des teintes pourpres et violines. Ces dernières peuvent également être combinées avec du blanc immaculé pour créer une atmosphère nocturne et moderne, avec très peu de feuillage. Le mois de juin, synonyme de l’arrivée de l’été, apportera quant à lui un univers méditerranéen. Les teintes vert sol et vert olive, déjà bien présentes chez les fabricants depuis plus d’un an, seront une nouvelle fois à l’honneur, associées cette année à une teinte rouge tomate. « Cet univers s’inspire de la cuisine italienne, prônant une décoration très chargée », soutient Manuel Rucar.

Une fois l’été arrivé, Chlorosphère imagine un univers graphique baptisé Fractal, avec des effets de matière fins et précis. « Un tel niveau de détail est désormais possible dans la poterie grâce à l’impression 3D. Les nouveautés technologiques poussent le design dans ces domaines », explique-t-il. Le contraste noir et blanc combiné à ces effets, présents notamment sur certaines boîtes Chanel, viennent apporter un côté haut-de-gamme à ce style, le rendant plébiscité pour l’hôtellerie, la restauration ou l’évènementiel extérieur. Le Gala des Saisons, organisé par Chlorosphère en décembre dernier, était lui-même dans ce thème.

Pour la fin de l’été, Manuel Rucar présente une teinte jaune soufre, inspirée du beurre. Celle-ci s’inscrit dans la tendance Côte amalfitaine, nommée en référence aux carreaux de faïence typique de cette région d’Italie. Le jaune soufre s’associe à un bleu ciel pour apporter une note de fraîcheur dans un jardin. « Cette tendance correspond à une réalité de marché où l’on ne refait pas tout son jardin d’un seul coup, mais par morceaux ou par pièces. Cette tendance permet de faire cela très facilement », analyse Manuel Rucar. Généralement, des espaces peuvent se rénover par morceaux de 25 m² dans ce style.

La rentrée voit l’apparition de teintes plus neutres, avec notamment les beiges et les sables, best-sellers actuels du marché. Ces couleurs, présentes depuis plusieurs années, devraient encore rester pendant 5 à 8 ans, d’après Chlorosphère. Ces teintes se déclinent aussi bien sur du mobilier intérieur et extérieur que sur des matériaux de bâtis ou d’autres secteurs très différents, tel que l’automobile. « Aujourd’hui, certains refont leur jardin et intègrent directement le mobilier dans la construction. Quand on fait cela, il est évident que l’on ne change pas de teinte toutes les 5 ou 10 ans. ». De même pour les points de vente : les designers imaginent la caisse ou les étagères directement dans la construction, avec les mêmes matériaux. Cela est facilité avec l’avènement du béton cellulaire, très facile à tailler, recouvert d’enduit à chaux.

En automne, saison des champignons, Manuel Rucar a abordé leur utilisation nouvelle en tant que matière pour la décoration. « Pour l’instant, cela reste assez anecdotique, mais on voit un développement clair », explique-t-il. Il illustre cette arrivée par des sculptures en mycélium au festival de Chaumont-sur-Loire, ou encore par un bâti au Chelsea Flower Show à Londres. « Il s’agit d’une matière qui est résistante à l’extérieur, donc très pratique, et naturelle, à base de cellulose », soutient-il. Novembre, quant à lui, représente le retour au cocooning, Cela est représenté par le chocolat chaud, avec des teintes allant de cannelle à cacao, en passant par café. « Les teintes chocolat vont même se retrouver dans les fleurs, notamment les hortensias, œillets et orchidées, avec un effet bicolore. ». Dans la décoration, se développeront les effets faux cuir et mat.

Enfin, l’année se termine par un Noël « glacial mais féérique », que le tendanceur a aperçu lors du salon Christmas World de Francfort en février. Les spécialistes de la période développent des collections aux teintes blanches irisées, combinées aux couleurs traditionnelles rouge et vert. Pour le début de l’année prochaine, Manuel Rucar estime qu’un retour au végétal va s’opérer. « Juste après les fêtes, c’est un retour à la nature qui sera fort. Certaines thématiques très attendues, comme la végétalisation, vont se développer. Le végétal stabilisé dans le temps, qui garde un aspect et une couleur naturelle, sera utilisé pour faire des cadres végétaux ou de la décoration dans les lieux qui accueillent du public. Cette tendance se combine aux terrariums, produits qui perdurent sur le marché et que l’on retrouve désormais chez les floristes ou en jardinerie », conclut-il.

> Découvrez d’autres articles sur Chlorosphère

Par Maxime Gouet

Journaliste

Articles qui peuvent aussi vous intéresser

×
Click to listen highlighted text!