La Fédération des Jardineries et Animaleries de France a dévoilé, avec la Fédération des Magasins de Bricolage (FMB), le bilan économique du marché du jardin à fin août 2026, complété par des données NielsenIQ pour les grandes surfaces alimentaires (GSA). Sur les huit premiers mois de l’année, les ventes ont reculé de 1,4 %, ramenant le marché à 5,8 Md € TTC. En cause, les vagues de chaleur du printemps et de l’été, qui ont totalisé 53 jours, soit 20 de plus que le précédent record de 2022.
Les GSB tirent leur épingle du jeu
L’ensemble des familles de produits portées sur la plantation ont reculé. Le potager voit une baisse de 5,5 %, les plantes d’extérieur de 3 % et les plantes d’intérieur de 4,8 %. Si ces diminutions affectent tous les circuits, elles sont asymétriques. Les grandes surfaces de bricolage (GSB) tirent leur épingle du jeu et progressent de 2,6 %, notamment grâce à l’aménagement, la décoration du jardin et les loisirs, avec une croissance de 10,6 % pour ce dernier rayon.
Les fédérations expliquent cette hausse par une fréquentation portée par les appareils d’électroménager comme les climatiseurs, qui ont été un point d’attrait principal durant les vagues de chaleur. Sur les catégories du végétal, les GSB restent dans les tendances du marché, à -3,8 %. Les jardineries et libres-services agricoles accusent quant à elles une baisse de 4,9 %, il s’agit de 1,7 % de recul pour les grandes surfaces alimentaires.
Les conflits impactent le secteur
Jardineries et Animaleries de France alertent sur le contexte économique du pays, qui n’aide pas la situation des magasins. L’inflation devrait atteindre 3 % sur l’année, notamment à cause du prix du carburant, avec un pouvoir d’achat en baisse depuis deux trimestres. Dans le baromètre consommateurs de la fédération en partenariat avec l’ObSoCo, 71 % des foyers déclarent une situation financière dégradée depuis le déclenchement du conflit en Iran.
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