La période de dépôt des offres de reprise d’Alinea est terminée. Le tribunal judiciaire de Marseille, d’après plusieurs confrères du Figaro et de BFMTV, aura reçu plusieurs offres partielles, et une seule offre complète pour la reprise de l’enseigne de mobilier de l’Association Familiale Mulliez (AFM).
Après une première proposition en début d’année, retirée en février, le groupe roumain SDC est à l’origine de l’unique offre de reprise complète déposée jeudi. Ce développeur immobilier d’ampleur en Roumanie – qui a lancé un partenariat avec l’organisation Trump l’an dernier – souhaite « reprendre l’activité d’Alinea telle qu’elle existe aujourd’hui, à l’exception de sept magasins, dont la taille et la performance ne cadrent pas avec la stratégie », d’après un document consulté par l’AFP et révélé par le Canard Enchaîné. Le groupe propose de transformer Alinea en une « PME agile » en se focalisant sur 20 magasins « à fort potentiel » et en cessant les« activités périphériques non contributives » que constituent les pôles cuisine, restauration et atelier culinaire.
572 emplois conservés avec cette offre
Si l’offre est acceptée, seuls 572 emplois sur 1 200 seront conservés, avec un engagement à ne procéder à aucun licenciement économique dans les 24 mois qui suivent la reprise. L’enseigne se séparerait de 7 magasins : Aubagne (Bouches-du-Rhône), Bègles (Gironde), Chambourcy (Yvelines), Herblay (Val-d’Oise), Melun (Seine-et-Marne), Orléans (Loiret) et Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
Plusieurs magasins se sont d’ores et déjà opposés à cette offre, notamment à Aubagne. «Nous nous opposons au retour de SDC et de leur offre que nous jugeons indigne et insuffisante en laquelle nous n’avons plus aucune confiance », a déclaré Margaux Palvini, représentante Force Ouvrière à Aubagne.
De leur côté, les offres partielles, émises par Ikea, Grand Frais, Cargo, B&M ou encore Leroy Merlin, visent à reprendre quelques magasins à la marge. Ceux-ci permettraient le maintien de 8 à 30 salariés selon les propositions.
3 suites sont possibles : un plan de redressement, une cession de l’entreprise ou une liquidation judiciaire. La réponse du tribunal est attendue dans un délai de 2 semaines.
