Le groupe familial Finadorm, qui réunit une douzaine de PME industrielles françaises autour de la literie, de l’habitat de loisirs et de la petite enfance, publie son rapport RSE 2026. Réduction des émissions de gaz à effet de serre, éco-conception et gouvernance partagée en constituent les axes principaux.
Né il y a quarante ans en Aveyron autour d’un atelier de menuiserie, le groupe Finadorm a bien grandi : près de 1 000 salariés, un chiffre d’affaires de 192 millions d’euros en 2025 et 11 entreprises – Dunlopillo, Compagnie du Lit, Mathou & Loxos, Louisiane, Sunshine Habitat ou encore Sicob –, organisées autour de cinq pôles d’activité, de la literie à la construction bois. Depuis 2022, ce groupe industriel de taille intermédiaire a organisé sa démarche de responsabilité sociétale sous un nom fédérateur, Fin’Impact, décliné en sept engagements couvrant l’environnement, la gouvernance et le volet social.
Une décarbonation mesurée et des achats sous surveillance
Le bilan carbone du groupe, réalisé chaque année selon la méthode de l’Ademe, affiche une baisse de 38 % de ses émissions entre 2022 et 2025, passant de 65 474 à 40 519 tonnes de CO2 équivalent. Le constat est net : 70 % de cette empreinte provient des achats de biens et de services, ce qui a conduit Finadorm à muscler sa politique d’approvisionnement. Chaque fournisseur doit désormais signer une charte éthique et une clause de responsabilité environnementale et sociale ; un questionnaire RSE a été adressé cette année à plus de 330 fournisseurs, avec un taux de réponse de 37 % et une progression moyenne de 1,2 point de leur score par rapport à l’année précédente.
Sur le plan industriel, le groupe revendique la certification ISO 14001 de l’ensemble de ses 11 sites de production depuis 2024, ainsi que le déploiement progressif d’analyses de cycle de vie. Côté literie, Dunlopillo construit ses propres analyses avec le cabinet Eco Impact plutôt que de s’appuyer sur des moyennes de marché, tandis que Le Sommeil Français a substitué à la laine importée d’Asie une laine de brebis Lacaune sourcée dans le Sud-Aveyron. Compagnie du Lit a, de son côté, déployé un affichage environnemental en magasin, avec un score A+, dans ses points de vente.
Le groupe avance également sur la transformation de sa flotte automobile, avec environ 30 % de véhicules hybrides, électriques ou roulant aux biocarburants en juin 2026 contre 5,2 % en 2023, pour un objectif de 40 % en 2030. Un financement vert de 1,08 million d’euros a été structuré auprès de Bpifrance, incluant un mécanisme de taux d’intérêt indexé sur l’atteinte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
Gouvernance de PME et enjeux sociaux
Organisé comme une « flotte » d’entreprises dotées chacune de leur propre direction générale, Finadorm a mené une mission d’analyse de sa gouvernance pendant six mois, avec l’appui d’un cabinet de conseil, afin de clarifier les rôles entre la maison mère et ses filiales sans imposer de modèle uniforme. Sur le volet social, le groupe affiche un taux de 30,7 % de femmes dans ses effectifs et de 41,3 % dans les instances de direction, ainsi qu’un taux d’emploi de travailleurs en situation de handicap de 5,03 %. La part de salariés bénéficiant de formations extra-légales a progressé à 35,26 % sur l’exercice 2025-2026, portée par un dispositif de formation interne, la Fin’Académie, et une enquête annuelle de climat social ayant débouché sur 45 actions concrètes déployées sur l’ensemble des sites. Enfin, le groupe met en avant des investissements dans des projets sociétaux, comme la fourniture d’habitats temporaires pour les travailleurs du chantier de l’EPR2 de Penly, ou le lancement de Sunny House, une offre de logements modulaires destinée notamment aux seniors et aux primo-accédants, présentée comme un levier de diversification face aux cycles de ses marchés historiques. « De façon plus large, notre objectif est de réussir la transition systémique de chacune de nos marques et de changer nos modèles de production et de services afin de collaborer à l’évolution nécessaire de notre société », conclut Jean-Rémy Bergounhe, PDG de Finadorm.

