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Salon Cofaq 2026 : une édition centrée sur les adhérents

Le salon du groupe Cofaq a réuni, fin janvier à Lyon, ses adhérents et fournisseurs durant deux jours de discussions. Le groupe y avait investi un espace large, pour mieux communiquer sur les services qu’il propose, les MDD de ses réseaux, mais également sur son bilan et ses actions à venir.

Au sein du Hall 1 d’Eurexpo Lyon, les adhérents et fournisseurs du groupe Cofaq étaient réunis pour échanger. Placé au cœur du salon, l’imposant stand du groupe comprenait l’Agora, lieu de conférences et discussions. Le coup d’envoi a été donné dans cet espace par un entretien avec Eric Champion, président, et Laurent Huntzinger, directeur général. « Le contexte économique est particulier depuis quelques années. C’est dans un marché tendu comme aujourd’hui que le salon prend tout son sens. C’est notre responsabilité de créer des liens de dialogue qui préparent les années à venir », soutient Eric Champion. « Ce salon, c’est notre évènement n°1 et notre pilier principal », ajoute Laurent Huntzinger.

Cela se ressent au niveau de l’organisation : le salon gagne 3 000 m² cette année, atteignant les 16 000 m², dont 1 200 pour le stand du groupe. Celui-ci dispose de pôles dédiés, afin que les adhérents puissent avoir des réponses à toutes leurs questions. L’un d’entre eux présentait « Cofaq+ », nouvelle solution d’aide pour les adhérents lancée en novembre dernier. Celle-ci propose un accompagnement quotidien sur les problématiques de ressources humaines et juridiques. Trois personnes y sont dédiées : deux experts RH et une experte juridique. Pour toutes les autres questions des adhérents, le service « Cofaq et moi », situé juste à côté dans le salon, a lancé cette année un service de tickets. Il assure que la demande soit envoyée à la bonne personne, même en cas d’absence, réduisant ainsi le délai de réponse. « Aujourd’hui, notre rythme est d’environ 100 tickets par semaine. Nous tendons à ce qu’ils aient tous une réponse en moins de 24 heures », soutient la responsable de ce service.

« Cofalog » fait également partie des services présents qui sont voués à se développer.  Le groupe met à disposition sa plateforme logistique de 1 100 m² à Poitiers pour élargir le catalogue de ses adhérents. « Cofalog propose du stock sur des produits de niche avec une demande faible, ce qui permet à nos adhérents d’accéder à 100 % du catalogue des fournisseurs à disposition rapide. Nous livrons en 24 à 72 heures, là où il faudrait plusieurs semaines pour une livraison du fournisseur », soutient Gabriel Jardin, directeur d’exploitation de Cofalog.

« Nous nous démarquons de la concurrence en inversant la proposition : là où la plupart stockent les produits les plus demandés, nous faisons le choix d’être un tampon pour nos adhérents en gardant les produits qui se vendent moins souvent sur notre plateforme, prêts à l’envoi », ajoute Pierre-Yves Laurent, directeur Communication du groupe. Cofalog propose de séparer les produits des palettes pour les envoyer en quantité faible, un véritable plus lors d’une demande client spécifique. Aujourd’hui, 25 000 références produits y sont disposées, soit 80 % des références qui représentent 20 % des ventes. Cela représente également une simplification importante pour l’adhérent : ces références sont présentes chez 700 fournisseurs, ce qui apporte un poids supplémentaire à la centralisation par Cofalog.

Actuellement, 25 % des adhérents utilisent ce service de manière régulière. Un chiffre que le groupe aimerait voir augmenter au fil des années. « Nous voulons tendre vers les 100 % d’adhérents qui utilisent Cofalog. Il y a une partie qui s’en est détournée par le passé, lorsqu’il n’était pas au point. Mais aujourd’hui, nous allons pousser la communication pour montrer que le service est fonctionnel, avec 30 personnes entièrement dédiées aux adhérents », ajoute Gabriel Jardin. Pour 2026, le service étend même ses ambitions, avec pour projet la création de hubs régionaux, pour offrir une livraison accélérée, parfois même directement au consommateur. 

Nouveauté pour l’édition 2026, le stand Cofaq comprenait également des espaces dédiés à chacun de ses réseaux : Bricopro, Master Pro, Epagri, Securom. Le groupe y a présenté ses MDD, désormais en nombre, ainsi que leurs évolutions. Parmi les grands changements, Attractiv’, distribuée par les magasins Bricopro, subit une refonte complète de son identité visuelle qui a été effectuée. Elle a été modernisée afin d’offrir une meilleure lisibilité en rayon et une cohérence de marque.

Mais la grande nouveauté en termes de MDD est incarnée par Obsima, nouvelle marque lancée cette année lors du salon. Dédiée aux professionnels du bâtiment et de l’industrie, elle propose des produits volumineux comme des compresseurs mobiles, des transpalettes ou des bétonnières, mais également de l’outillage puissant, comme des forets à béton ou des disques spéciaux. Cette marque remplace Master Pro, MDD de l’enseigne au nom confusant. « Quasiment tous les magasins Master Pro intègrent au moins un produit Obsima cette année. Ce qui plaît, c’est la couleur de la marque, un joli bleu marine, ainsi que l’histoire que l’on raconte. Obsima est inspiré de l’obsidienne, roche volcanique très solide », soutient Anabel Pichelin, chargée de mission événementiel.

Le salon du groupe Cofaq fut également l’occasion, pour ses dirigeants, de revenir sur l’année 2025 et d’annoncer les changements à venir pour le groupe. L’année 2025 a été compliquée pour les enseignes liées au bâtiment et aux matériaux, mais le groupe a compensé grâce au succès d’Epagri et de Securom, spécialistes respectivement du négoce agricole et des EPI. « Nous avons la chance de bénéficier de cette exhaustivité de secteurs, que d’autres n’ont pas. Si l’on regarde les chiffres, plus de 65 000 entreprises ont fermé cette année, et plus de 120 000 radiations d’entreprises qui sont passées sous le radar. Le climat est fortement anxiogène, mais nous avons le sentiment que le modèle coopératif tire son épingle du jeu. Notre ADN est devenu une richesse », expliquent tour à tour Laurent Huntzinger et Eric Champion.

Les ouvertures de magasin des dernières années ont créé des machines à succès grâce à l’équipe merchandising, d’après le président du groupe. « Notre service réalise un travail exemplaire, d’où le fait qu’il ait plus d’un an d’attente. Il propose des adaptions de chaque magasin à son environnement : sa concurrence, son historique, etc. Sans forcer les adhérents, qui connaissent très bien leur secteur, il les accompagne avec justesse », soutient-il.

Pour 2026, le groupe Cofaq poursuit son accélération. Près de 50 adhérents ont déjà un projet de magasin, qui devraient ouvrir leur porte en 2027. Par ailleurs, il continue à avancer sur son plan « Prisme 2030 »,  qui prévoit 1 000 points de ventes en 2028, ainsi que 1 milliard d’euros d’achats d’ici la fin de la décennie. « Dès 2027, nous voulons être le leader incontestable des métiers de l’outillage électroportatif », appuie Laurent Huntzinger.

En outre, les deux dirigeants annoncent vouloir pousser la communication de Cofaq. « Nous rencontrons des problématiques de nos adhérents, notamment autour de la transmission des magasins. Nous remarquons que l’opinion publique et les pouvoirs en place ne le comprennent pas. Il n’y a pas de relai pour cette information, nous voulons donc le devenir », soutient Eric Champion. « La fin des aides pour les alternants, c’est un autre exemple de sujet qui va à contresens de ce que nous disent nos adhérents. Ces jeunes ont besoin de ces cycles d’apprentissage, au même niveau que les petits entrepreneurs ont besoin d’eux. C’est du gagnant-gagnant », ajoute Laurent Huntzinger. Le budget 2026, qui impose la dématérialisation, n’avait notamment pas pris en compte le cas des commerçants indépendants dans un modèle coopératif. Le groupe s’est associé à la Fédération du Commerce Associé (FCA) et a travaillé à rétablir cet oubli pour ses adhérents. Un premier acte qui annonce un investissement plus large des sujets importants aux adhérents de Cofaq en 2026.

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Par Maxime Gouet

Journaliste

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