Élue à la présidence de la CNEF, Katia Euzen succède à Didier Baumgarten sur un bilan de fusion réussie entre les familles de l’ameublement, de l’électrodomestique et de la cuisine. Elle détaille, aujourd’hui, sa feuille de route 2026-2030.
- Vous venez d’être élue présidente de la CNEF. Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
Katia Euzen : J’ai consacré l’ensemble de mon parcours professionnel à l’univers de l’équipement du foyer. Depuis 2020, je dirige Group Digital, une coopérative de commerçants indépendants, après plus de trente ans d’expérience au sein de ce modèle. J’ai également présidé la FENACEREM jusqu’à sa fusion avec la CNEF, avant d’en devenir vice-présidente en 2023. Ces responsabilités m’ont confortée dans une conviction : face à des mutations économiques, réglementaires et sociétales de plus en plus rapides, les entreprises ont besoin d’une représentation collective forte, capable de fédérer des acteurs aux modèles variés autour d’une vision commune. Aujourd’hui, la CNEF rassemble 54 entreprises et organisations professionnelles, représentant 45 enseignes nationales, 7 500 magasins et près de 133 000 collaborateurs dans l’ameublement, la cuisine, la literie, l’électrodomestique, la téléphonie, le luminaire et les revêtements de sols.
- Vous succédez à Didier Baumgarten sur un bilan de fusion réussie. Quelle est votre priorité pour la suite ?
K.E. : Didier Baumgarten laisse une Confédération profondément renforcée. La fusion des différentes familles professionnelles constitue une réussite structurante, qui a permis de rassembler les principaux acteurs de l’équipement du foyer autour d’une ambition commune. La priorité est désormais de transformer cette unité en influence. La CNEF représente un secteur essentiel de l’économie française, présent sur tout le territoire grâce à ses enseignes, magasins et collaborateurs. Notre responsabilité est de faire entendre cette voix collective auprès des pouvoirs publics, des institutions européennes et de l’ensemble de notre écosystème.
- La CNEF a dévoilé sa feuille de route 2026-2030. Quels en sont les axes prioritaires ?
K.E. : Notre feuille de route repose sur trois ambitions. La première est de renforcer notre influence institutionnelle en France comme en Europe. La deuxième est de mieux faire reconnaître la contribution économique, sociale et environnementale de nos entreprises, qui créent des emplois partout en France, investissent dans les territoires et accompagnent les consommateurs dans les transitions environnementales. Enfin, nous voulons apporter toujours plus de valeur à nos adhérents en les aidant à anticiper les évolutions réglementaires, technologiques et sociétales qui transforment nos métiers.
- Dans un contexte économique difficile, quel regard portez-vous sur le marché actuel et les défis à venir ?
K.E. : Notre marché traverse effectivement une période exigeante. Les arbitrages de consommation sont plus difficiles et les entreprises doivent faire face à des contraintes réglementaires toujours plus nombreuses. Mais je reste confiante, car notre secteur possède un atout majeur : l’équipement du foyer n’est pas un commerce comme les autres, nous accompagnons des projets de vie. Nos entreprises ne vendent pas seulement des produits, elles apportent du conseil, de l’expertise, des services, de la réparation, de l’installation et un accompagnement dans la durée. C’est cette valeur ajoutée humaine qui fera la différence dans les années à venir, et que la CNEF entend défendre avec détermination. Notre ambition est simple : faire reconnaître que l’équipement du foyer est un secteur stratégique pour la qualité de vie des Français, pour l’économie de nos territoires et pour les grandes transitions qui transforment notre société.
> Article extrait du magazine Univers Habitat n°63 – à télécharger gratuitement ici

