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Étude Somfy : face au réchauffement climatique, un parc à adapter

Début juin, Somfy présentait les résultats d’un baromètre en partenariat avec l’institut Verian. Portant sur l’état des logements français face au changement climatique, celui-ci révèle des résultats alarmants, avec tout de même quelques pistes d’amélioration, notamment grâce aux solutions apportées par la marque.

« Il y a toujours eu des canicules. Avant, c’était une fois tous les trois ans. Aujourd’hui, elles surviennent trois fois par an ». Lorsqu’il prononçait ces mots d’introduction le 4 juin dernier, Bruno Barlet, directeur RSE du groupe Somfy, ne se doutait pas que le dôme de chaleur de fin mai allait s’installer à nouveau à deux reprises au cours des mois suivants sur l’Hexagone. Pourtant, en préambule des résultats du baromètre Somfy et Verian, il l’avait déjà annoncé. « C’est un enjeu de sécurité, de santé et de bien-être que de s’adapter à ce changement », avait-il déclaré.

En 2020, 9,4 millions de logements étaient exposés à une vague de chaleur – plus de 35 degrés la journée pendant au moins 4 jours. En 2030, ce nombre devrait atteindre les 21 millions, soit 55 % du parc français qui sera exposé. Alors que les épisodes vont probablement continuer à s’accentuer sur les trente prochaines années, 80 % des logements qui existeront en 2050 ont déjà été construits et sont aujourd’hui occupés. « Ce parc n’est pas adapté à l’accélération des phénomènes climatiques », alerte Bruno Capdordy, directeur général de Somfy France.

La chaleur est d’ores et déjà un problème dans les logements des Français. 57 % indiquent que cela impacte négativement leur sommeil, 45 % leur bien-être général, soit 71 % qui sont dérangés d’une manière ou d’une autre par la chaleur. Ce chiffre s’élève à 86 % pour les logements de moins de 40 m². Cet aspect fait également partie des préoccupations de 40 % d’entre eux, juste derrière l’augmentation du prix du logement et du prix de son énergie.

Fort de ce constat, Somfy et Verian ont comparé le confort des Français à la suite de trois adaptations de leur logement : l’isolation, le brassage d’air et la protection solaire. Si l’on déploie un seul de ces trois gestes, l’inconfort thermique baisse : 52 % pour les protections solaires ou encore 38 % pour la sur-ventilation nocturne. Mais en combinant ces trois gestes, il est quasiment éliminé, avec une baisse de 87 %. « L’étude montre que la stratégie multigeste est gagnante. L’association de la protection solaire et de l’isolation va permettre, sur les quatre premiers jours, d’empêcher la chaleur de pénétrer dans le logement. Si la vague se prolonge, l’isolation va jouer son rôle en faisant en sorte que le bâti ne véhicule pas de chaleur. En rajoutant une circulation d’air, on fait entrer de l’air frais la nuit, ce qui augmente largement la part d’heures confortables », explique Bruno Capdordy.

Grâce à l’automatisation des protections solaires, Somfy assure une baisse de 4 à 7 °C dans le logement lors d’une vague de chaleur, tout en étant 70 % moins coûteux en énergie qu’une climatisation. « 4 heures de climatisation par jour correspondent à une augmentation de 25 % de la facture d’énergie. Pour une protection solaire, la facture n’augmente que de 4 %. On sait ce qu’il nous reste à faire », soutient le dirigeant de Somfy France.

Il reste à passer à l’échelle : équiper 20 millions de logements avec ces solutions. Pour cela, quelques pistes ont été évoquées. D’abord, l’élargissement de MaPrimeRénov aux solutions de protections solaires. Ensuite, un sujet législatif : faire appliquer entièrement l’arrêté du 3 mai 2007. S’il instaure de multiples obligations sur la gestion thermique des logements, l’un d’entre eux n’est pas appliqué : l’obligation de s’équiper de protections solaires à l’installation d’une climatisation. 700 000 logements seraient concernés, un nombre qui augmente d’année en année. Enfin, le dernier frein à lever est celui de l’installation des protections solaires. Avec un assouplissement de la loi sur l’installation dans le bâti ancien, combiné aux deux autres pistes, Somfy estime pouvoir équiper 8 millions de logements par an. Avec cela, la France pourrait être prête en 2030.

> Article extrait du magazine Univers Habitat n°63 – à télécharger gratuitement ici

Par Maxime Gouet

Journaliste

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