En 2025, Ecomaison a enregistré une progression de 16 %, pour atteindre 14 244 entreprises adhérentes. Au-delà de la gestion des obligations réglementaires, l’éco-organisme affiche l’ambition d’accompagner ses adhérents dans leurs stratégies de circularité, de la lutte contre la concurrence déloyale au développement du réemploi, avec l’idée de transformer une contrainte réglementaire en levier de performance.
Ecomaison confirme son ancrage auprès des metteurs sur le marché de l’ameublement, du bâtiment, du bricolage-jardin et des jouets. Ses 14 244 entreprises adhérentes, en progression de 16 % sur un an, ont déclaré 5,02 millions de tonnes de produits mis sur le marché français en 2025, un volume qui illustre l’ampleur des flux que l’éco-organisme doit désormais orchestrer. Ecomaison met en avant un positionnement qui dépasse le strict respect des obligations liées à la Responsabilité Elargie du Producteur : accompagnement à l’éco-conception, organisation de la collecte, appui à l’incorporation de matières recyclées dans les futurs produits. Cette offre de services élargie vise à faire de la conformité réglementaire un point de départ plutôt qu’une fin en soi, dans un contexte où les exigences environnementales se renforcent d’année en année.
Matières recyclées et lutte contre la concurrence
Le développement de filières françaises de recyclage figure parmi les investissements prioritaires d’Ecomaison ces dernières années, avec l’objectif de garantir aux industriels un accès pérenne à des matières premières secondaires produites sur le territoire national. En 2025, cette stratégie s’est traduite par plusieurs avancées concrètes : la mise en ligne d’une plateforme dédiée aux matières recyclées, destinée à faciliter la mise en relation entre offreurs et utilisateurs ; la validation de nouveaux procédés industriels, notamment sur les panneaux MDF, un matériau largement utilisé dans l’ameublement ; ainsi que l’ouverture d’un huitième centre français de recyclage des matelas. L’objectif affiché est de sécuriser l’approvisionnement des fabricants qui cherchent à augmenter la part de matières recyclées dans leurs produits, en cohérence avec les exigences croissantes d’éco-conception.
Parallèlement, Ecomaison indique avoir intensifié la lutte contre les free riders, ces acteurs qui mettent des produits sur le marché sans s’acquitter de leurs obligations REP. Cette action a permis la régularisation de plusieurs entreprises non conformes et le recouvrement de 10 millions d’euros d’éco-participations, une démarche présentée comme essentielle pour garantir une concurrence plus équitable entre metteurs sur le marché.
Réemploi et éco-participation
Le réemploi s’impose progressivement comme un service de plus en plus sollicité par les adhérents, dans un secteur où la seconde vie des produits devient un enjeu commercial autant qu’environnemental. En 2025, Ecomaison a soutenu 155 projets et 740 structures partenaires de l’économie sociale et solidaire, afin d’aider fabricants et distributeurs à orienter davantage de produits vers une seconde vie plutôt que vers le recyclage. Les dispositifs de réfaction, développés au cours de l’année, ont notamment facilité les passerelles entre distributeurs, fabricants et acteurs du réemploi.
Plus largement, les 464,5 millions d’euros d’éco-participation collectés en 2025 ne se limitent pas au financement de la collecte et du traitement des produits usagés. Ils contribuent également à l’innovation, à la recherche de nouveaux débouchés industriels pour les matières recyclées, au soutien du réemploi, ainsi qu’au développement d’outils numériques et de dispositifs d’accompagnement des entreprises dans leur stratégie RSE. Une manière, pour Ecomaison, d’affirmer que l’éco-participation se traduit par des services concrets censés apporter davantage de valeur et d’efficience à l’ensemble des entreprises adhérentes.
> Article extrait du magazine Univers Habitat n°63 – à télécharger gratuitement ici

